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Valence et Bas-Dauphiné
Forte d'un riche patrimoine bâti agrémenté du Plan Lumière, Valence peut s'enorgueillir d'un passé glorieux. Vous pourrez découvrir son centre ville ancien, ses richesses culturelles, sa qualité de vie sous le soleil du midi en flânant dans ses rues et ruelles de la vieille ville. De plus Valence fait partie des villes ayant obtenu 4 fleurs au concours des Villes et villages fleuris et fait partir du réseau des Villes d'Art et d'Histoire. Elle est également connue pour sa tradition gastronomique représentée par la renommée "Maison Pic". Un peu d'HISTOIRE...: Antiquité : la colonie de Valentia
Valence avant Valentia : le Valentinois à l'époque préromaine Orose signale que Caius Marius, envoyé par Rome pour stopper les Cimbres et les Teutons, avait établi son camp non loin de la confluence entre le Rhône et l'Isère. Les fouilles menées sur la partie haute du plateau de « Lautagne » (Valence) ont révélé la présence de dispositifs d'ordre défensif datés du Ier siècle av. J.-C. : ainsi la fondation de la ville pourrait provenir d'un camp militaire romain. Même sous domination romaine, les Allobroges, tribu établie au nord de l'Isère, se soulevèrent à plusieurs reprises contre l'occupant romain. Le dernier affrontement se déroule à Solonion identifiable avec l'actuelle commune de Soyons (Solo selon Tite-Live, Epitomé 103) en 62 avant notre ère. La conquête des Gaules par Jules César fit du couloir rhodanien un axe de communication nord-sud essentiel, reliant les nouvelles possessions romaines à la mer Méditerranée. De nombreuses colonies y furent fondées, dont Valentia, nom latin signifiant La Vaillante, La Vigoureuse, dans le territoire des Segovellaunes.
Le choix du site Cette situation géographique se comprend par le croisement de plusieurs voies de transport et de communications :
Valentia avait une place privilégiée dans les échanges nord-sud grâce au Rhône et à la via Agrippa.
La cité antique Nous connaissons le decumanus de la cité grâce à la découverte d'une chaussée et d'un réseau d'égouts à quelques mètres au nord de la mairie. Le cardo du réseau urbain était la via Agrippa qui traversait la cité en ligne droite de la porte sud de la cité jusqu'à l'ancienne porte et tour d'Aïon, au nord de la ville, devenue par la suite « Tourdéon » (détruite aujourd'hui). C'est le long de la via Agrippa que devait se situer le forum, sans doute bordé d'une basilique civile, de la curie, d'un temple, etc., dont nous ignorons l'emplacement. Entre la rue du Théâtre et la rue Vernoux, furent mises au jour les ruines des thermes publics. L'alimentation en eau de la cité de Valentia se faisait grâce aux nombreuses sources à proximité : des restes de l'aqueduc qui amenait à Valence les eaux de la Source du Treuil ont été découverte.
La cité possédait des établissements de spectacle :
un cirque dont le lieu-dit quartier du Cire (« Siry » au Moyen Âge) aurait conservé le souvenir. Des habitations se sont installé autour de la cité, en dehors des remparts.
à l'est de la cité de Valentia, non loin de la voie des Alpes (en direction de Die et Gap), actuelle rue des Faventines. De nombreuses tombes se pressaient à la sortie de la cité, le long des voies : plusieurs nécropoles ont été découvertes à l'est et au sud de la ville antique.
L'Antiquité tardive Mais dès le IVe siècle, Valentia dut faire face à de nombreuses razzias mais la cité conservait, à l'abri de son rempart, sa parure monumentale rivalisant, selon Ammien Marcellin (Histoires, XV, 11, 14), avec Arles et Vienne. À l'aube du Ve siècle, la cité vivait à l'abri du rempart érigé sous le Bas-Empire (construction encore visible au siècle dernier). Les Wisigoths s'emparèrent de Valence en 413 ap. J.-C. ; les Burgondes furent maîtres du bassin rhodanien à la fin du Ve siècle ; le Valentinois échut au royaume franc en 533. Ces invasions successives effacèrent presque toute trace de romanisation. Durant cette période troublée, la ville aménagea au mieux son enceinte antique : les portes romaines furent murées, faisant ainsi disparaître les deux axes principaux de la cité et restructurant durablement le réseau urbain. Les habitants des campagnes s'installèrent sur les petits Monts de la plaine, donnant naissance à un grand nombre de villages : Montoison, Montmeyran, Montélier, Montvendre, Montéléger, etc.
Moyen Âge
L'essor économique se traduit par le développement de bourgs, surtout du côté du Rhône : la Rivière (Riperia) dite aujourd'hui, moins poétiquement, « basse-ville » ; la Ville Neuve, au Nord de l'ancienne porte Pomperi ; et le Bourg-Saint-Pierre, formé autour de l'abbaye Saint-Pierre, qui a engendré la commune actuelle de Bourg-lès-Valence. Ailleurs, sur la moyenne terrasse, l'habitat hors-les-murs est associé aux fondations religieuses : la commanderie des Hospitaliers, porte Tourdéon, l'abbaye Saint-Félix, porte Saint-Sulpice, la commanderie templière à Faventines, le prieuré bénédictin de Saint-Victor au Sud à proximité de l'ancienne Via Agrippa, et peut-être, plus au sud encore, une léproserie dont la mémoire est transmise par le canal de la « Maladière ».
Le dauphin Louis fait de nombreux séjours à Valence qui, en signe d'allégeance, lui fait don d'une porte de la ville, la porte Saunière et de quelques maisons alentour. Il en fait un palais delphinal occupé par la suite par l'ordre religieux des récollets. Cette époque s'achève brutalement lors de l'occupation de la ville par les troupes du baron des Adrets : tous les édifices religieux de Valence sont partiellement ou totalement détruits. Époque moderne François Rabelais y étudie en 1532. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d'Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine. L'université disparaît en 1792 pour renaître à la fin du XXe siècle.
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