Luxeuil les bains

Luxeuil les bains

Visite historique de la ville, du centre thermal au centre ancien, découverte de la Basilique St Pierre et de son buffet d'orgue.
-"Les fouilles archéologiques, les fours de potiers et le patrimoine architectural"

Le passé romain de la ville à travers les fouilles archéologiques et la visite du musée de la Tour des Echevins.

Saint Colomban et ses compagnons moines irlandais y fondent vers 590 le monastère de Luxeuil et y introduisent la règle colombanienne.

Connue bien avant la conquête de la Gaule par les Romains pour ses sources thermales et tirant sans doute son nom du dieu celtique Lussoius, la ville prospère à l'époque gallo-romaine sous le nom de Luxovium.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

La ville de Luxeuil a changé plusieurs fois de nom depuis sa création. Au VIIe siècle, on parlait de Luxovium. En 1228, Luxovium devient Luxovia. S'ensuivit en 1258 le premier nom présentant une sonorité comparable à l'actuel Luxeuil, à savoir Luxeye. Au XIIe siècle, on trouve traces de Luxuy, Lyxui, Luxui, Lixuy, Lixeuil, Lixeui, Lexui, Lysseu, Lisseu, Luxeu, Leuxeus et enfin de Luxeul en 1477.

Le nom est issu de celui du dieu gaulois Luxovius à qui la station thermale était dédiée. La racine indo-européenne -luk signifie lumière. Le nom de Luxeuil-les-Bains a ceci de paradoxal que ses sources documentaires sont particulièrement bien attestées, même par l'archéologie, tout en restant pratiquement insoluble. En effet le nom est connu depuis au moins le VII° siècle, sous la forme de Luxovium, et deux inscriptions sur pierre, trouvées en 1777 puis en 1938, ont révélés le lien de ce toponyme avec celui d'un dieu Lussoius ou Luxoius. Or c'est bien l'interprétation du nom de ce dieu, reconnu comme gaulois, qui n'a pas trouvé à ce jour de solution certaine. [2] Bien sûr, la racine latine lux- qui désigne la lumière a été invoquée, mais comme tous les dieux sont lumineux et que celui-là est celtique et non pas latin, cette interprétation n'apporte pas grand chose. Côté gaulois on a même envisagé une assimilation au dieu Lug, celui de Lyon-Lugdunum. Mais cette graphie, comme le lien avec une source thermale, ne correspondent à rien de connu dans le dossier du plus important des dieux celtiques. En parcourant attentivement les lignes du dictionnaire de la langue gauloise, nous trouvons toutefois la mention d'une divinité celtibérique Loxa dont le nom dérive du gaulois loxso et signifie « boiteux ». L'exemple régional de Luxiol qui remonte à un toponyme loposagio attesté à l'époque gallo-romaine confirme la possibilité d'une évolution phonétique du [o] au [u]. Il reste que l'idée d'un dieu « boiteux » pourrait surprendre. Rappelons donc que, dans les mythes celtes et d'autres, les mutilations sont symboliques et révèlent en fait une capacité exceptionnelle. Ainsi du druide borgne, qui est clairvoyant, et du roi manchot qui est particulièrement habile au maniement de l'épée, donc à l'exercice du pouvoir temporel [4]. Dans cette logique, notre dieu « boiteux » a toutes les chances d'être un marcheur ou un coureur infatigable ou particulièrement rapide. Et cette particularité, comme son handicap symbolique, en fait un candidat idéal pour patronner une source thermale, réputée guérisseuse. Tout ceci n'est bien sûr qu'une hypothèse, mais elle est à ce jour la seule qui colle sur le plan linguistique. Sur les plans religieux et historiques elle offre une piste de recherche sur ce dieu pour la compréhension de ce site thermal à l'époque gauloise[5]. Signalons que, pour notre chance, le double féminin de Luxoius, la déesse Brixta, dispose d'une étymologie parfaitement claire, puisqu'il s'agit du nom gaulois du « charme magique ». Cette déesse a sans doute laissé son nom au Breuchin.