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Dole
Située au bord du Doubs et du canal du Rhône au Rhin, à mi-chemin de Dijon et de Besançon (à 45 km). Dole est un nœud autoroutier et ferroviaire (Paris-Lausanne). Classée ville d'art et d'histoire, elle a approuvé en 1993 un secteur sauvegardé d'une étendue de 116 ha. Le patrimoine dolois se caractérise par des petites rues typiques de la vieille ville (maisons du XVe au XVIIIe siècle) autour de son église (collégiale Notre-Dame). Beaucoup d'escaliers sont remarquables et il existe un très joli quartier dit de la petite Venise dans le centre touristique. Rue de Besançon, une inscription rappelle l'épisode de la Cave d'Enfer. Ville natale de Louis Pasteur, pionnier de la microbiologie, vous pourrez y visiter le Musée qui lui est dédié. HISTOIRE: Traversé par une voie romaine, le site de Dole accueille certainement des implantations rurales. La toponymie semble indiquer la présence de populations au cours du Haut Moyen Âge. Mais la première mention de Dolla ne surgit dans l'histoire autour de l'an mil qu'au hasard d'un texte dans lequel il est fait mention « au temps de l'évêque Brunon de Roucy » de « Dolle sur le Doubs » . Un autre document de la fin du XIe siècle fait allusion à l'existence d'un château (dont il ne reste plus aucune trace à ce jour). Cette forteresse domine le Doubs. C'est à Dole qu'on rentre dans la vallée du Doubs, la racine "dol" s'appliquant aux villages et bourgs situés sur une colline surplombant un méandre. Le XIIe siècle fut pour Dole une étape majeure, dès 1120 on voit s'installer des congrégations religieuses, en cette année ce sera « les Perrons » de Baume-les-Messieurs, la chapelle Saint Georges devient officiellement le centre d'une paroisse, l'Église reconnaît alors l'existence de Dole comme une cité féodale. Dès 1130, un péage est organisé sur la rivière pour toutes les marchandises.
Le développement d'une ville comtale Pendant son long règne, Frédéric réside plusieurs fois à Dole ; il fait notamment agrandir le château. Après sa mort en 1190, ses descendants viennent peu en Comté. La dernière descendante du grand empereur, Alix de Méranie, épouse le comte français Hugues de Châlon en 1236 et ramène ainsi le gouvernement dans le comté. C'est elle qui en 1274 octroie sa charte d'affranchissement à la ville ; celle-ci se gouverne désormais par elle-même grâce à un conseil dirigé par un vicomte mayeur et de quelques échevins en charge des levées de l'impôt et de l'administration de la ville. Le fils d'Alix, Othon IV de Bourgogne, est d'un caractère bien différent de sa mère ; rapidement écrasé de dettes, il accepte la proposition du roi de France Philippe le Bel qui lui rachète le comté via le traité de Vincennes en 1294. Le roi de France prend alors possession de Dole et y installe un atelier de monnaie d'où seront issues les pièces de monnaie modifiées. Mais le roi meurt avant que toutes les formes du rattachement soient terminées. La fille d'Othon IV et de Mahaut d'Artois, la comtesse Jeanne II de Bourgogne, récupère donc le comté. Elle crée le parlement en 1323, en s'inspirant de ce qu'elle a vu à Paris. La comtesse Jeanne III de Bourgogne (fille de Jeanne II), épouse le duc de Bourgogne Eudes IV de Bourgogne. Le comté est alors rattaché au duché de Bourgogne.
Au temps des ducs de Bourgogne La mort de Charles le Téméraire en 1477 remet tout en question. Sa politique a affaibli le pays. Le roi de France Louis XI veut établir sa protection sur la ville qui la refuse, il assiège alors la ville en 1477. Il est mis en déroute par la vaillance des soldats dolois. Mais deux ans plus tard le roi revient et réussit à entrer par la ruse. Il massacre toute la population sauf quelques habitants retranchés dans la cave des cordonniers prénommée « la cave d'enfer ». Louis XI interdit alors toutes réparations des maisons. Les habitants s'abritent alors dans les caves jusqu'à ce que Anne de France (sa fille), régente de Charles VIII autorise à nouveau les reconstructions.
Une ville prospère de l'empire des Habsbourg Lorsqu'Isabelle meurt en 1633, la ville de Dole est prospère, le commerce développé, l'agriculture florissante, les foires bien approvisionnées mais le danger est à ses portes.
La conquête française La vie certes reprit, on remit les maisons d'aplomb. Mais en 1668, le roi de France Louis XIV profite à nouveau de la faiblesse du roi Charles II d'Espagne pour reprendre la conquête de la Comté. Le 10 février, le roi est devant Dole face à une armée de 20 000 hommes, les Dolois ne sont qu'un millier. Le siège ne dure que 3 jours. Louis XIV fait alors son entrée à cheval par la porte d'Arans. Tout semblait dit pour Dole, mais c'est sans compter sur les vicissitudes de la politique. Louis XIV ayant pris les Flandres et l'Europe préparant une alliance contre lui, il décide de garder une des provinces : il choisit le Comté de Flandre. Six ans plus tard, il décide de refaire le siège de Dole, il arrive le 6 juin 1674 avec le brillant marquis et Maréchal de France Vauban[3] pour mener le siège. Les portes s'ouvrent le 9 juin. Les Dolois ont d'abord ressenti le rattachement de la France comme une humiliation car la conquête française rangeait Dole au rang de petite ville. Les États généraux sont supprimés. Le parlement est transféré à Besançon en 1676, l'université va le rejoindre en 1691 et l'atelier de monnaie est fermé. Les fortifications sont détruites sous la direction de Vauban. Les grandes familles partent vivre à Besançon. Malgré la régression économique qui a suivi, dans un premier temps, Dole connaît au XVIIIe siècle un essor économique important.
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