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Châlon-sur-Saône

Châlon-sur-Saône

Chalon-sur-Saône a vu naître deux personnalités uniques : Dominique Vivant-Denon, premier directeur du musée du Louvre et Nicéphore Nièpce, inventeur du premier procédé photographique.

Cette cité de l'image, moderne et dynamique est la plus grande ville de Saône-et-Loire et la deuxième ville de Bourgogne par sa population.

Ville d'art et d'histoire, Chalon est également riche de culture, de lieux et d'évènements.


Située à proximité des grandes voies de communication et de loisirs, des vignobles de la Côte Chalonnaise, des églises romanes, des châteaux et autres vestiges de l'histoire, Chalon-sur-Saône constitue une destination idéale pour le gourmet, l'œnophile et l'amateur d'art et de patrimoine historique.

HISTOIRE:

Antiquité
La ville bénéficie, tout au long de son histoire, de ses importantes voies de communication.

Chalon est, sous les Gaulois, la seconde ville des Éduens. Les Romains font de Cabillonum un entrepôt de grains et un port fluvial.

Selon la légende, saint Marcel y est martyrisé en 179. Au Bas-Empire, une enceinte est construite pour défendre la ville, qui se trouve réduite à 15 ha. Au Ve siècle, un évêché est établi.

Moyen Âge
Chalon est une capitale du royaume durant l'indépendance du royaume des Burgondes, elle garde toute son importance en revenant dans les royaumes francs.

Chalon est, du Ve au XIIIe siècle, le théâtre de douze conciles, de 470 à 1073. Les principaux sont :

celui de 647/649, où paraissent saint Ouen, saint Médard et saint Éloi, qui impose à la Gaule les conclusions du concile de Nicée ;
celui de 813, qui oblige les évêques à fonder des écoles pour les clercs, interdit de baptiser plusieurs fois les pénitents, et impose à tous les moines la règle de saint Benoît ;
celui de 886 tente en vain de réconcilier entre eux les princes Carolingiens.
La ville est détruite par les Sarrasins en 732, rebâtie par Charlemagne un demi-siècle plus tard, incendiée en 834 par Lothaire ; prise d'assaut par les Hongrois en 937 et de nouveau en 1168 par Louis VII, irrité contre le comte Guillaume.

Jean Ier de Chalon, dit Jean l'Antique ou Jean le Sage, (1190-1267), en 1237, échange avec Hugues IV le Pacifique, duc de Bourgogne, les comtés de Chalon et d'Auxonne contre les seigneuries de Salins, de Bracon, de Vuillafans et d'Ornans, et conserve jusqu'à sa mort (1267) le titre de comte de Chalon qu'il transmet à ses descendants. Au milieu du XIIe siècle, Chalon obtient une charte communale.

Un tournoi en 1273 entre le roi anglais Édouard Ier et le comte de Chalon est appelé « Petite guerre de Chalon ».

La ville est encore assiégée en 1478 par les troupes de Louis XI, puis revient, grâce à ce dernier prince, à la couronne de France, après avoir appartenu, de 938 à 1237, aux comtes de Chalon et, de 1237 à 1477, aux ducs de Bourgogne.

Renaissance
Cette ville joue encore un assez grand rôle comme place forte durant les guerres de religion du XVIe siècle. Charles IX entre dans la ville le 1er juin 1564 lors de son tour de France royal (1564-1566), et y reçoit, accompagné de la Cour et des Grands du royaume, un accueil triomphal.

Période moderne
Pour améliorer le trafic du port de la ville, de véritables quais furent construits au XVIIIe siècle. A la fin du même siècle, l'ingénieur Émiland Gauthey achevait le Canal du Centre, dont le bassin final aboutissait au pied de l'obélisque actuel. Ce canal apporta à Chalon-sur-Saône, un nouvel atout économique. Sous le Premier Empire, le blocus continental donne un grand essor à son commerce.

La ville connaît une grève importante sous le gouvernement Waldeck-Rousseau, au tournant du siècle, la troupe étant envoyée pour réprimer celle-ci.