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AutunAprès la conquête romaine, Augustodunum succède à Bibracte dans le rôle de « capitale » du peuple éduen. Fondée comme « sœur et émule de Rome », capitale gallo-romaine des Éduens, évêché dès l'Antiquité, Autun a été jusqu'au Moyen Âge une importante cité bourguignonne centre culturel, religieux et ville d'art et d'histoire. La nouvelle cité devient un centre renommé de la culture gréco-romaine. Ce contexte est propice à l'implantation précoce de la religion chrétienne, au IIIe siècle. Siège d'un évêché, le centre historique d'Autun se pare tout au long du Moyen Age et de l'époque moderne d'églises, collégiales, cathédrales et attire couvents et monastères. HISTOIRE: C'est sous le règne de l'empereur romain Auguste (-27/14) qu'a été fondée la cité d'Autun : son nom antique, Augustodunum, signifie la forteresse d'Auguste. Auguste avait la volonté de créer une grande cité en Gaule qui montrerait la puissance romaine. Augustodunum fut donc doté de splendides monuments qui font aujourd'hui encore sa renommée. La ville s'équipe rapidement :
une enceinte longue d'environ 6 km et enfermant une superficie de 200 ha, comportant de nombreuses tours. Elle était percée de quatre portes (dont deux subsistent) aux extrémités des deux rues principales qui se coupaient à angle droit (cardo maximus et decumanus maximus) ; La création d'Autun attira les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tomba peu à peu dans l'oubli. Autun fut célèbre pour son école de rhétorique. Prise par Julius Sacrovir en l'an 21, elle fut le foyer de la révolte de ce Gaulois (qui se tua aux environs). Au IIIe siècle, elle fut assiégée pendant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270 ; puis rebâtie dans le siècle suivant par Constantin.
Moyen Âge La ville fut saccagée par les Sarrasins du général Ambiza le 22 août 725, et suite à ce désastre, quelques années plus tard en 733, Charles Martel la confie à Théodoric Ier (708 - 755?), petit fils de Bernarius, fondateur de la lignée des Thierry comtes d'Autun, dont Thierry II d'Autun (748-804) est frère du célèbre Guillaume de Gellone (751-28 mai 812). Elle est à nouveau saccagée par les Normands en 888. Elle fut depuis le Xe siècle le chef-lieu d'un comté dépendant du duché de Bourgogne.
Au Moyen Âge, la ville devient un important lieu de pèlerinage, et se voit dotée d'une nouvelle cathédrale en plus de la Cathédrale Saint Nazaire d'Autun. On venait y vénérer les reliques supposées de saint Lazare, non pas celles de Lazare, celui de la Bible, mais celles d'un évêque de Marseille du Ve siècle ; ce dernier avait participé à l'évangélisation de la Provence et avait été décapité sous le règne de Domitien, en l'an 94. Le culte de saint Lazare à Autun au XIIe siècle répondait certainement à celui de Marie-Madeleine présent à Vézelay. La cathédrale Saint-Lazare (1120), église romane de type clunisien, est célèbre, grâce à son tympan sculpté avec beaucoup de détails représentant le jugement dernier et signé de l'artiste Gislebert. Ce portail magistral doit aux chanoines d'Autun sa préservation exceptionnelle.
Temps modernes Le lycée du XVIIe siècle tient une place importante dans l'histoire de la ville et même de la France puisque Napoléon Bonaparte, qui lui a donné son nom actuel, ainsi que ses frères Joseph et Lucien y ont fait leurs études. Ce lycée continue de fonctionner de nos jours. On peut y admirer les grilles en fer forgé érigées en 1772, les matières enseignées dans ce lieu y sont indiquées par divers représentations d'objets le long du haut de ces grilles. L'ancien hôtel du marquis de Fussay situé rue de l'Arquebuse, construit en 1782, devient le siège de la sous-préfecture en 1820. Pendant la guerre franco prussienne, Garibaldi en fait son quartier général fin 1870 et début 1871. |